L’essentiel
Des microperforations, pas un simple soin de surface
Le dispositif traverse l’épiderme à répétition afin de provoquer une réponse tissulaire contrôlée. La profondeur, la densité, la vitesse et le nombre de passages modifient à la fois l’effet attendu et le risque. Une appellation commerciale ne décrit donc pas suffisamment le geste réalisé.
L’ajout de substances pendant ou après la perforation doit être expliqué séparément. Un produit adapté à une application cosmétique sur peau intacte n’est pas automatiquement destiné à pénétrer une peau perforée.
Évaluer la peau avant de programmer une séance
Acné inflammatoire, herpès, eczéma, infection, tendance aux cicatrices épaisses, traitement en cours ou trouble de la cicatrisation peuvent modifier ou faire différer le projet. Le phototype et les antécédents de pigmentation post-inflammatoire comptent également.
L’objectif doit être concret et réaliste. Des cicatrices profondes, une rougeur persistante ou une maladie dermatologique peuvent nécessiter un diagnostic et une stratégie différents.
Ce qui doit être visible dans le protocole de sécurité
Demandez qui réalise l’acte, avec quel dispositif et quelle cartouche. Le consommable perforant doit être stérile, à usage unique et ouvert pour la séance. La préparation de la peau, le nettoyage du matériel non jetable et l’élimination des déchets perforants doivent être organisés.
Faites préciser les soins après la séance, les produits à éviter, la photoprotection et le délai avant maquillage, sport, piscine ou exposition solaire. Une douleur croissante, un suintement, des vésicules ou une rougeur qui s’étend imposent un avis rapide.
Des résultats progressifs et variables
L’amélioration éventuelle est progressive et dépend de l’indication, de la profondeur des lésions, de la réponse individuelle et du protocole. Une série de séances ne doit pas être vendue comme une garantie avant l’évaluation initiale.
Photographies standardisées, même lumière et délai suffisant sont nécessaires pour apprécier une évolution. Une peau irritée ou gonflée juste après le geste ne permet pas de conclure.
Risques à faire préciser
- Infection bactérienne, virale ou fongique
- Rougeur, douleur, œdème et croûtes
- Hyperpigmentation ou hypopigmentation
- Aggravation d’une dermatose ou cicatrice anormale
Demandez qui réalise le geste, dans quel cadre, avec quel matériel et quelle organisation en cas d’effet indésirable. Une consultation individuelle est indispensable.
6 questions à emporter
- Quelle indication précise retenez-vous pour ma peau ?
- Qui réalisera l’acte et avec quelle autorisation professionnelle ?
- La cartouche sera-t-elle stérile, neuve et ouverte devant moi ?
- Quels produits seront appliqués sur la peau perforée ?
- Quels signes doivent conduire à vous contacter rapidement ?
- Comment protéger la peau entre les séances ?