1. Préparer un dossier simple et complet
Notez vos maladies, opérations antérieures, allergies, problèmes de cicatrisation et antécédents personnels ou familiaux utiles. Ajoutez la liste exacte des médicaments, doses, compléments et produits pris sans ordonnance.
Apportez les examens et courriers demandés, mais ne multipliez pas les examens de votre propre initiative. Le chirurgien et l’anesthésiste déterminent ceux qui sont pertinents pour votre situation et le geste prévu.
2. Décrire une attente plutôt qu’un modèle
Expliquez ce qui vous gêne, depuis quand et dans quelles situations. Une photographie de référence peut illustrer une préférence, mais elle ne doit pas devenir une promesse de reproduction sur une anatomie différente.
Demandez au chirurgien ce qui est réaliste, ce qui restera inchangé et quand le résultat pourra être évalué. Faites préciser l’évolution des cicatrices, de l’œdème et des asymétries transitoires.
3. Relier les risques à votre santé
Les risques généraux et propres à l’intervention doivent être expliqués, ainsi que leur prévention et leur prise en charge. Interrogez le professionnel sur l’effet possible de vos antécédents, de votre poids, de votre activité, de vos traitements et de votre peau.
Le tabac ralentit la cicatrisation et favorise des complications postopératoires. Signalez aussi les produits nicotiniques et demandez un accompagnement : la stratégie et le calendrier d’arrêt doivent être personnalisés par l’équipe soignante.
4. Ne pas improviser médicaments et jeûne
N’arrêtez pas un traitement prescrit et ne modifiez pas sa dose sans consigne médicale. Certains médicaments ou compléments peuvent influencer le saignement, l’anesthésie ou la cicatrisation ; l’équipe vous indiquera quoi maintenir, adapter ou suspendre.
Les règles de jeûne et d’hygiène varient selon l’anesthésie et l’établissement. Demandez des instructions écrites avec les horaires précis, notamment pour l’alimentation, les boissons et les médicaments du matin.
5. Organiser la sortie et les jours suivants
Prévoyez le transport, la présence éventuelle d’un proche, les médicaments prescrits et un espace de repos adapté. Vérifiez les restrictions de conduite, de travail, de sport, de douche, de soleil ou de port de vêtements compressifs.
Notez la date du premier contrôle et les coordonnées à utiliser le jour, la nuit et le week-end. Si votre état de santé change avant l’intervention, prévenez l’équipe plutôt que de décider seul de maintenir ou d’annuler.
Avant de valider
La checklist à conserver
- Antécédents, allergies et anciennes opérations notés.
- Liste des médicaments, compléments, tabac et nicotine prête.
- Attentes, alternatives, risques et cicatrices discutés.
- Consignes de jeûne et de traitement reçues par écrit.
- Transport, accompagnement, arrêt d’activité et suivi organisés.
Ce guide aide à préparer un échange avec un professionnel qualifié. Il ne remplace ni une évaluation individuelle, ni les consignes personnalisées du professionnel qui réalise l’acte.
Réponses rapides
Questions fréquentes
Faut-il arrêter ses médicaments avant l’opération ?
Pas de votre propre initiative. Remettez une liste complète au chirurgien et à l’anesthésiste, qui vous diront précisément quels traitements maintenir, adapter ou suspendre.
Pourquoi parler du tabac avant une chirurgie ?
Le tabac ralentit la cicatrisation et augmente le risque de complications postopératoires. L’équipe peut proposer une stratégie d’arrêt adaptée et un accompagnement.
Que faut-il apporter à la consultation ?
Les documents demandés, vos examens utiles, la liste de vos traitements et compléments, vos allergies, vos antécédents et les questions que vous souhaitez poser.
Sources institutionnelles
Références consultées pour la mise à jour du 21 septembre 2026.