L’essentiel
Une greffe de cellules, pas un simple produit de comblement
La graisse est prélevée par aspiration sur une zone disposant d’une réserve, puis préparée avant d’être déposée par petites quantités dans les tissus receveurs. Les cellules qui s’intègrent peuvent persister ; celles qui ne sont pas revascularisées sont résorbées.
Le résultat dépend donc de la qualité des tissus, de la technique, du volume, de la zone et de facteurs individuels. Une seconde séance peut être discutée, mais elle ne doit pas être présentée comme automatiquement nécessaire ou garantie.
Esthétique, réparation et reconstruction
Le lipofilling peut être proposé pour restaurer un volume, corriger une dépression, accompagner une reconstruction ou améliorer certains contours. Les règles et les objectifs diffèrent selon qu’il concerne le visage, le sein, une cicatrice ou une autre zone.
La consultation vérifie la réserve graisseuse, la stabilité du poids, les antécédents, la qualité de peau et les examens éventuellement nécessaires. Pour le sein, le contexte radiologique et les antécédents personnels ou familiaux doivent être intégrés au parcours.
Deux zones à surveiller
La zone donneuse peut présenter douleur, œdème, ecchymoses, irrégularités ou modification de sensibilité. La zone receveuse gonfle également ; la pression, les massages ou la reprise d’activité suivent les consignes du chirurgien.
L’aspect des premières semaines ne correspond pas au volume stable. Le suivi distingue l’œdème, la résorption attendue, une asymétrie, un nodule graisseux ou une complication.
Des risques liés au prélèvement et à l’injection
Saignement, infection, nécrose graisseuse, kyste huileux, calcification, asymétrie et irrégularité sont possibles. Selon la zone et le plan d’injection, une embolie graisseuse est une complication rare mais grave qui impose une technique anatomiquement rigoureuse.
Demandez où et comment la graisse sera injectée, quel volume est envisagé, quels examens sont nécessaires et comment l’équipe gère une douleur inhabituelle, un essoufflement, une fièvre ou une augmentation brutale du gonflement.
Risques à faire préciser
- Infection, saignement ou retard de cicatrisation
- Résorption, asymétrie ou irrégularité
- Nécrose graisseuse, nodules ou calcifications
- Complication vasculaire ou embolique rare mais grave
Demandez qui réalise le geste, dans quel cadre, avec quel matériel et quelle organisation en cas d’effet indésirable. Une consultation individuelle est indispensable.
6 questions à emporter
- Quelle zone donneuse envisagez-vous et pourquoi ?
- Quel volume peut être transféré de façon réaliste ?
- Quelle part de résorption faut-il anticiper ?
- Quels examens sont nécessaires selon la zone receveuse ?
- Quels sont les risques propres au plan d’injection ?
- Comment le suivi coordonne-t-il la zone donneuse et la zone receveuse ?