Définir ce que la promesse affirme vraiment
Transformez une formule générale en question : parle-t-on de texture de peau, de volume, de douleur, de satisfaction ou de durée d’effet ? Une photographie immédiatement après un geste ne répond pas à une question sur sa tenue dans le temps.
Vérifiez que l’affirmation concerne la même indication, la même zone et le même type de dispositif que ceux proposés. Une marque peut commercialiser plusieurs produits ; une étude sur l’un ne démontre pas automatiquement les performances des autres.
Retrouver la référence et ses limites
Demandez le titre, l’année et un lien vers l’étude ou l’évaluation citée. Regardez qui a été inclus, combien de personnes ont été suivies et à quel moment le résultat a été évalué. Une étude courte ne permet pas, à elle seule, de conclure sur des années.
Identifiez le comparateur, la méthode de mesure, les personnes perdues de vue et le financement déclaré. Un financement industriel ne suffit pas à invalider un travail ; il fait partie des éléments à examiner avec les autres limites méthodologiques.
Rendre un pourcentage compréhensible
Devant un chiffre de satisfaction, demandez combien de personnes ont répondu, comment la question a été posée et quand. Un taux sans dénominateur ni période est difficile à interpréter. Pour un risque, cherchez la fréquence, la gravité et les facteurs individuels qui peuvent la modifier.
Ne comparez pas directement deux pourcentages issus de populations ou de méthodes différentes. Préparez une liste des informations manquantes et faites-la expliquer en consultation, plutôt que de construire un classement à partir de chiffres incomparables.
Relier les preuves à votre choix
La HAS décrit la décision partagée comme un échange d’informations et une délibération entre patient et professionnel. Les données générales doivent être mises en relation avec votre situation, vos priorités et ce que vous acceptez comme contraintes.
Demandez ce qui est bien établi, ce qui reste incertain et quelles options existent, y compris attendre ou ne pas intervenir. Un témoignage peut aider à formuler une question ; il ne remplace pas une évaluation de votre anatomie ou de vos risques.
Avant de valider
La checklist à conserver
- Affirmation reformulée en résultat concret.
- Référence accessible et date relevée.
- Population et durée de suivi identifiées.
- Risques et alternatives abordés.
- Incertitudes expliquées en consultation.
Ce guide aide à préparer un échange avec un professionnel qualifié. Il ne remplace ni une évaluation individuelle, ni les consignes personnalisées du professionnel qui réalise l’acte.
Réponses rapides
Questions fréquentes
Un témoignage constitue-t-il une preuve d’efficacité ?
Il décrit une expérience. Il n’isole pas l’effet du traitement et ne permet pas de prédire votre résultat.
Une étude suffit-elle pour choisir un appareil ?
La référence doit correspondre à l’indication et au dispositif proposés. La pertinence pour votre situation demande ensuite une évaluation professionnelle.
Que faire si aucune référence n’est accessible ?
Demandez une source et une explication des limites. Vous pouvez différer votre décision tant que l’information reste insuffisante.
Sources institutionnelles
Références consultées pour la mise à jour du 2 octobre 2026.